Bibliothèque municipale

Historique

La première fête du livre, organisée par l’Amicale Laïque en 1983, a permis d’acheter les premiers livres et créer ainsi « la bibliothèque ».
Par la suite devenue municipale, la participation financière annuelle de la mairie a permis d’étoffer régulièrement le fonds de livres mis à disposition des enfants et des adultes.
Début 2015, la bibliothèque municipale est passée en gestion directe et l’équipe de bénévoles se charge de la gestion de cette bibliothèque et de l’accueil du public. Nous organisons  également tout au long de l’année des animations autour du livre.
Rejoignez l’équipe de bénévoles !
bibliotheque.mercuer@orange.fr

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Lieu et horaires d’ouverture

La bibliothèque occupe une salle au rez de chaussée du bâtiment de l’ancienne école. L’accès se fait par le portillon côté rue qui descend à la mairie.

Les horaires sont les suivants :
mardi  :  accueil des scolaires
vendredi  : accueil tout public, de 16 h 30 à 18 h 30, “à la fenêtre”. 

L’inscription et le prêt des livres sont gratuits.

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Consignes sanitaires : nous ne souhaitons pas vérifier le passe sanitaire comme le protocole l’exige. C’est pour cette raison que nous ne ferons entrer personne dans la bibliothèque mais continuerons de vous accueillir et de vous conseiller par la fenêtre, avec possibilité de réserver les livres sur le site de la bibliothèque, ou par mail.
Une fois inscrit, il est possible de réserver également sur le site internet des ouvrages qui ne sont pas disponibles dans la bibliothèque. Ils seront amenés par la navette de la B.D.P. Pour proposer toujours plus de choix, deux fois par an, nous renouvelons environ 150 livres (romans, BD, albums, …) en les échangeant avec la B.D.P.
biblio2 Vous pouvez aussi, gratuitement, accéder de chez vous à la presse en ligne (plus de 800 revues), voire à la lecture numérique (plus de 1000 livres) mis à disposition par la BDP. Il suffit d’être inscrit à la bibliothèque municipale..

 

Retrouvez l’agenda des animation de la bibliothèque dans notre page Animation et Culture

Les bénévoles de la bibliothèque de Mercuer vous font part de leurs récentes lectures…

Octobre 2019 – Jeannie a lu

Appia de Paolo Rumiz         Editions : Arthaud
« Pour les lecteurs-marcheurs, les marcheurs-lecteurs, les historiens, les archéologues et tous les autres »
Paolo Rumiz : « je pense qu’on écrit avec les pieds pas avec les mains »
Dans cette bible voyageuse, Paolo Rumiz ressuscite la Via Appia, première route moderne qui conduit de Rome à Brindisi, vingt-trois siècles après sa construction. Après six cent douze kilomètres et vingt-neuf jours de marche, Rumiz dégage cette voie légendaire des toiles d’araignées sous lesquelles l’oubli et l’incurie l’avaient ensevelie. Pas après pas, il nous conduit vers les merveilles cachées de la mère de toutes les routes, plus ancienne et plus variée que le chemin de Compostelle.

Ce récit passionnant propose, pour la première fois, une cartographie complète de ce parcours mythique reliant Rome à la Méditerranée. Paolo Rumiz espère « qu’une armée de voyageurs vienne à leur tour suivre ce fil d’Ariane qui serpente à travers les splendeurs de l’Italie méridionale ».

Vous pourrez retrouver Paolo Rumiz lors d’un entretien avec Tewfik Hakem sur France Culture dans l’émission : le Réveil culturel du 14 octobre 2019.


Des lanternes à leurs cornes attachées  de Radhika Jha (Inde)   Editions Philippe Picquier
Ramu pauvre chevrier trouve une vache dans la forêt. Elle est blessée. Il la soigne, s’y attache très fort et ……. tout va changer. Il habite un village pauvre, administré par le Patel. Il organise l’entraide dans les périodes difficiles, mais tout est immuable. Mais la modernité essaie d’entrer dans le village. Manoj rêve d’éradiquer la pauvreté grâce à l’insémination artificielle avec des races à haute production laitière. Comment peut vivre une vache sans père, si ce n’est de la sorcellerie ! La femme de Ramu, Laksmi a fait des études. Le changement est en marche.

Ecrit comme un conte, ce livre nous interroge sur l’évolution de nos sociétés.


Le détroit du Loup d’Olivier Truc    Editions du Points

Olivier Truc, dans ce roman policier, nous emmène en Laponie, où l’exploitation du pétrole de la mer de Barentz étend ses raffineries. Hammerfest, petite ville de l’extrême nord de la Laponie, veut grandir. Mais cette expansion se fait au détriment des éleveurs de rennes, des pâturages et de la transhumance.  La vie des samis ne pèse pas lourd face à la course à l’argent …
Jeannie rajoute : « Cela me fait penser à l’histoire d’un jeune havrais qui découvre et apprend tout seul la langue en voie de disparition d’un peuple d’Alaska : les Eyaks. Il entreprend d’accompagner ces indiens dans la réappropriation de leur langue.

Un film raconte ce long cheminement : «  le bout de la langue » de Vincent Bonnay


Novembre 2017 – Dominique a lu :

 « Le silence même n’est plus à toi » par Asli ERDOGAN.
Dans l’un de ses derniers livres parus en France, Asl? Erdo?an évoquait déjà ce lieu effrayant entre tous, le “Bâtiment de pierre” – autrement dit la prison de Bak?rköy à Istanbul. Or voici qu’en août 2016, à la suite de la tentative de coup d’État de juillet, la romancière turque est arrêtée et s’y trouve incarcérée. Son délit : avoir écrit dans un journal pro-kurde (Özgür Gündem) pour clamer son indignation et dénoncer toutes les atteintes à la liberté d’opinion. Depuis lors, la situation en Turquie s’aggrave et Asl? Erdo?an – entre autres intellectuels, journalistes et universitaires – encourt une condamnation aussi infondée qu’inacceptable.

Ce volume rassemble quelques-unes des chroniques qui lui ont valu cette accusation. Le lecteur y retrouvera l’exigence poétique d’Asl? Erdo?an, son amour de la liberté, sa lucidité et la beauté de sa langue.
Que ce livre puisse briser l’étau du silence : tel est désormais le voeu de ses éditeurs, en France et à l’étranger, partout où son oeuvre a droit de cité.


Novembre 2017 – Dominique a lu :

« J’ai vu une fleur sauvage » par Hubert REEVES.

« Le but de ces pages est de faire connaître un des domaines les plus admirables de la nature : celui des fleurs sauvages dans nos campagnes. Des splendeurs à portée de chacun, mais que l’on peut piétiner toute sa vie sans jamais se pencher pour les admirer. On passe ainsi à côté de joies, à coup sûr renouvelables chaque année. Ce plaisir intense exige un apprentissage : savoir reconnaître ces fleurs demande un peu de patience mais se révèle gratifiant au possible, tant est grande la diversité des fleurs sauvages et leurs variations selon les moments de leur vie – et de la nôtre. Pour faciliter cette initiation, j’ai souhaité livrer mon rapport personnel à chacune de ces fleurs. » H. R. Chaque fleur est illustrée par de superbes photos couleur de Patricia Aubertin, prises dans la campagne de Malicorne.


« Quand sort la recluse » par Fred VARGAS.

Trois morts, c’est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n’est pas de notre compétence. – Ce qu’il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J’ai donc rendez-vous demain au Muséum d’Histoire naturelle. – Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais dans quelles brumes avez-vous perdu la vue ? – Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. Je vais donc être net. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés. – Assassinés, répéta le commandant Danglard. Par l’araignée recluse ?


« Baba Segi, ses épouses, leurs secrets » par Lola SHONEYIN.

La jeune Bolanle, malgré les études qu’elle a menées brillamment et qui pourraient lui assurer un avenir différent, devient la quatrième femme de Baba Segi, de vingt ans son aîné. Son existence se complique quand il s’avère qu’elle ne tombe décidément pas enceinte. Est-elle stérile ? Les trois autres épouses, toutes mères, en sont convaincues et ne manquent pas de l’accabler de leurs moqueries, et Baba Segi s’impatiente…


« La trilogie écossaise » par Peter MAY.

Couvrez-vous bien, le vent fouette le visage et il pleut souvent sur l’île de Lewis, au large de l’Ecosse. Mais que c’est beau ! Le séjour ne sera pas de tout repos mais les trois romans de cette trilogie bien ficelée se lisent d’une traite, avec un plaisir infini. Le lecteur découvre les traditions, le poids de la religion, des pans d’histoire méconnus et douloureux de l’île de Lewis, des vies rudes aux lourds secrets. L’odeur de la tourbe pour chauffer les maisons vient vous chatouiller le nez…

Contraint par sa hiérarchie, l’inspecteur Fin McLeodest revient sur son île natale pour les besoins d’une enquête alors qu’il vient de perdre son petit garçon de manière tragique. C’est un homme particulièrement attachant, cabossé par la vie et chaque enquête permet de lever le voile sur son propre passé, assez sombre. On suit de nombreux personnages dans l’entourage de l’inspecteur, sans caricatures, l’écriture de Peter May est fluide, elle tient le lecteur en haleine jusqu’au bout.


« L’amie Prodigieuse » par Elena FERRANTE.

«Je ne suis pas nostalgique de notre enfance : elle était pleine de violence. C’était la vie, un point c’est tout : et nous grandissions avec l’obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile.»
Elena et Lila vivent dans un quartier pauvre de Naples à la fin des années cinquante. Bien qu’elles soient douées pour les études, ce n’est pas la voie qui leur est promise. Lila abandonne l’école pour travailler dans l’échoppe de cordonnier de son père. Elena, soutenue par son institutrice, ira au collège puis au lycée. Les chemins des deux amies se croisent et s’éloignent, avec pour toile de fond une Naples sombre, en ébullition.

Formidable voyage dans l’Italie du boom économique, L’amie prodigieuse est le portrait de deux héroïnes inoubliables qu’Elena Ferrante traque avec passion et tendresse.


« Le livre des Baltimore » par Joël DICKER.

Jusqu’au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair. Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l’auteur de La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey. Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d’une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne. Huit ans après le Drame, c’est l’histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter, lorsqu’en février 2012, il quitte l’hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, où il vient s’atteler à son prochain roman. Au gré des souvenirs de sa jeunesse, Marcus revient sur la vie et le destin des Goldman-de-Baltimore et la fascination qu’il éprouva jadis pour cette famille de l’Amérique huppée, entre les vacances à Miami, la maison de vacances dans les Hamptons et les frasques dans les écoles privées. Mais les années passent et le vernis des Baltimore s’effrite à mesure que le Drame se profile. Jusqu’au jour où tout bascule. Et cette question qui hante Marcus depuis : qu’est-il vraiment arrivé aux Goldman-de-Baltimore ?


Décembre 2016 – Régine a lu :

« Continuer » par Laurent MAUVIGNIER.

Regard croisé d’un fils sur sa mère et inversement.Une aventure humaine à cheval dans un décor époustouflant de torrents et montagnes kirghizes.
Tout au long des 240 pages du livre de Laurent Mauvignier, on ne lâche pas la bride du cheval ni celles des relations humaines où l’on croise aussi nos doutes, nos peurs et surtout, ce mouvement nécessaire à la vie  de remise en selle pour « continuer ».


« Le liseur du 6H27 » par Jean -Paul DIDIER-LAURENT.

Ce livre est à la bibliothèque depuis plus d’un an, mais n’attendez pas pour l’emprunter car il ne reste pas souvent sur son étagère. Ne le lisez pas d’une traite, faites durer le plaisir.
Cet auteur a l’art de « ….faire paraître les couleurs plus vives, les choses moins graves, l’hiver moins rude, l’insupportable plus supportable, le beau plus beau, le laid moins laid, bref, de rendre l’existence plus belle » c’est ainsi que s’exprime Guylain Vignolles ou Vilain Guignol comme il vous plaira qui, en « …trente-six ans d’existence avait fini par se faire oublier, devenir invisible, …se fondre dans le paysage jusqu’à se renier soi-même pour rester un ailleurs jamais visité ….. ».

A déguster dehors à l’ombre ou au soleil dans l’herbe ou sur une chaise longue et s’il pleut, attention, il risque de vous faire oublier de vous mettre à l’abri…


Mars 2016 – Jean a lu :

« Les passants de Lisbonne » par Philippe BESSON.
Hélène a vu en direct à la télévision les images d’un tremblement de terre dévastateur à San Francisco ; son mari séjournait là-bas, à ce moment précis. Mathieu, quant à lui, a trouvé un jour dans un appartement vide une lettre de rupture. Ces deux-là, qui ne se connaissent pas, vont se rencontrer par hasard à Lisbonne. Et se parler. On est frappé d’emblée par cette rencontre entre deux êtres en souffrance, qui ne se connaissent pas.
Hélène et Mathieu sont des naufragés de la vie. Le chagrin qui les consume à petit feu paraît inapaisable. Au terme de cette première rencontre, la passerelle qui maintenant relie leur radeau respectif n’est pas, loin s’en faut, une planche de salut mais leur apporte néanmoins un peu de baume au cœur : à être ensemble, le feu qu’ils croyaient éteint renaît
Et bien sûr, il y a un troisième personnage : Lisbonne, ville mélancolique, ou nos deux personnages sont en rade, sa moiteur, la chaleur de l’été : si vous n’êtes jamais allé à Lisbonne, en fermant le livre vous aurez l’impression d’en revenir.

L’écriture de Philippe Besson est belle, les mots sont choisis avec précision, presque lapidaire parfois, bruts de décoffrage, car ne sombrant pas dans le pathos. C’est un formidable roman sur le deuil, à l’écriture ciselée parvenant à mettre en mots les sentiments et expériences humaines : amour, tristesse, souffrance, doute, abandon… J’aime cette sensibilité si particulière de l’écrivain, tout en pudeur, qui me donne l’impression souvent de ne s’adresser qu’à moi, ses mots me touchent. Un roman magnifique et bouleversant.


« Au revoir là-haut » par Pierre Lemaitre. Prix Goncourt 2013

“Le pays tout entier était saisi d’une fureur commémorative en faveur des morts, proportionnelle à sa répulsion vis-à-vis des survivants.” (*)
Dès la première scène, Pierre Lemaitre nous met dans un rythme effréné qui perdurera tout au long du roman ; cette scène raconte une bataille de trop, une véritable boucherie, le dernier jour de la guerre 14-18. Trois hommes en sortiront vivants : un lieutenant Edouard Péricourt et, quelques pas derrière lui, Albert et Edouard, un rêveur et un artiste. Et ensuite ? C’est le temps de la démobilisation, du retour à la vie civile qui, justement, intéresse Pierre Lemaitre ; le temps où la France, occupée à glorifier ses morts, oublie les survivants. De leur difficile réadaptation à la vie civile, de leur dégout pour une société qui les trouve bien encombrants avec leurs traumatismes, naitra l’envie de monter chacun dans leur classe sociale deux arnaques grotesques et brillantes, lancées comme un pied-de-nez au monde qui les entoure.

Nos trois survivants vont profiter de la fureur commémorative de l’après-guerre et du patriotisme très en vogue à cette époque. Dans la France cassée par la boucherie qu’a été cette Guerre, on s’occupe des cimetières et des monuments aux morts à la gloire des soldats tombés sous les balles ennemies… et il y a là matière à faire de l’argent et se venger de la répulsion du pays vis-à-vis des survivants souvent très salement amochés.

C’est un gros livre, qui se lit comme un polar, avec la même avidité et sans envisager de sauter une ligne ; une fois entamé je ne l’ai plus lâché, le rythme est soutenu et l’action palpitante avec le double-suspense des deux histoires parallèles qui se chevauchent et se mêlent. Le suspense est extrêmement tendu jusqu’au dénouement inattendu venant terminer ce roman en beauté.
Un roman superbe du début à la fin, inoubliable ! Les précédents romans de Pierre Lemaitre sont d’ailleurs des polars à redécouvrir. Avec « Au revoir la haut » il a reçu le prix Goncourt en 2013, à lire sans faute, même avec 3 ans de retard !

(*) Cette phrase est située au milieu du roman